Merci Aliki

Aliki Panou, biologiste marin, est venue nous rendre visite vendredi 6 mars 2020 pour nous sensibiliser sur la situation des phoques moines en Grèce et l’évolution de son travail pour défendre cette cause. Elle a captivé l’attention de tout le groupe en nous fournissant de nombreuses informations agrémentées de magnifiques photos.

Quels sont les dangers auxquels les phoques moines sont confrontés ?

Les déchets jetés et transportés par la mer sont un véritable fléau.

Les poissons avalent du plastique ou des particules de plastique qui les intoxiquent. Les phoques moines se nourrissant de poissons, ils s’intoxiquent à leur tour. La mer est également polluée par le pétrole déversé par les bateaux.

Ajoutés à cela, la surpêche, la pèche légal et illégale privent les phoques de leur nourriture précieuse. Maintenant il existe de plus en plus de contrôles. Les pécheurs doivent rendre compte de l’endroit où ils vont pécher et des quantités péchées.

Les phoques moines ont été aussi considérés comme des ennemis car ils abiment les filets des pécheurs. Ils détruisent ainsi leur outil de travail et ça coute très cher pour les réparer. L’homme a tué des phoques moines dans le passé car ils représentaient un danger pour eux et leur outil de travail.

A cause du tourisme grandissant et les infrastructures hôtelières, l’espace vital des phoques moines est de plus en plus réduit. Ils vivent dans les grottes ou les femelles mettent les petits au monde. Les touristes dérangent ces lieux d’habitation et effrayent les phoques. La consigne est de ne jamais entrer dans ces grottes car c’est un  refuge pour eux. Ils se retirent. Seules les grottes souterraines sont plus sures.

Aliki et son équipe ont installé des caméras dans les grottes pour signaler la présence de phoques moines, les identifier et voir comment ils évoluent. Ils peuvent ainsi délimiter une zone protégée. Ils peuvent dénombrer actuellement 22 phoques dont 5 bébés.

On peut trouver des phoques moine en Grèce mais aussi au Montenegro, en Albanie, en Espagne et en Italie.

Comment pouvons-nous identifier les phoques moine ?

On peut distinguer un male d’une femelle quand il est jeune en fonction de la tache blanche sur le ventre. Une femelle a une tache plutôt ovale alors qu’un male  a une tache plus irrégulière en forme de papillon, plus ou moins pointue. Un petit mesure de 80 cm à un mètre et un adulte peut mesurer 3 mètres. Quand le phoque moine arrive à l’âge adulte il devient gris et le ventre est complètement blanc. Il change de fourrure, à ce moment-là on ne peut plus les identifier.

On peut aussi connaitre l’âge du phoque moine en fonction des marques sur le dos suite à des attaques ou lors de jeux.

Aliki nous a également appris que les phoques communiquent entre eux avec des cris. Nous avons pu entendre le cri d’un petit resté dans une grotte. C’est un mélange d’aboiement de chien et de caquetage de canard.

Aliki et son équipe participent à des conférences dans des écoles et pour le gouvernement pour faire connaitre leur projet et récolter des fonds. Ils discutent avec les pêcheurs pour leur faire prendre conscience des conséquences d’une pêche excessive.

Elle a également raconté des anecdotes amusantes notamment celle d’un phoque très curieux qui est monté sur une bouteille de plongée pour voir de plus près de quoi il s’agissait ou celle du phoque pas craintif qui l’a tapée avec sa nageoire, peut-être pour jouer ou aussi pour voir ce que c’était ou qui elle était ? Intéressant !

Merci Aliki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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